Salsa pearls curated by Pamela – radioshic

RADIOSHIC Curator : Salsa pearls curated by Pamela

Mixes & Selections

Salsa pearls curated by Pamela

La salsa , musique écrite à 4 temps (4 temps par mesure) englobe une variété de styles rythmiques et de formes musicales.

Les racines de la salsa, se trouve à Cuba à cause de ses contributions mais aussi aux États-Unis, à Porto Rico, le Venezuela, le Mexique, et en Colombie et en République dominicaine.

L’histoire de la salsa est à la fois une histoire de peuples, d’immigration, de politique, de conditions sociales, d’hommes et d’intérêts économiques… 

Dès le début du XVI siècle, Cuba est un chaudron culturel qui voit se fondre les rythmes espagnols, français et africains en des genres musicaux nouveaux (voir l’historique de la rumba). Au début des années 1920, le danzon, genre musical très populaire à Cuba issu de la contredanse (fin du XVIIIe siècle) voit arriver à la Havane un nouveau genre musical afro-hispanique, apparu à Orente (partie orientale et rurale de Cuba) à la fin du XIXe siècle : le « son ». Les instruments utilisés pour le jouer étant peu onéreux (en comparaison des orchestres de danzon), les musiciens l’adoptent avec enthousiasme. D’abord considéré comme vulgaire, il conquiert rapidement un large public à Cuba puis à l’étranger, porté dans les années ’30 par les maisons de disques américaines.
Parallèlement, de nombreux Portoricains et Cubains immigrent à New York, créant ainsi une importante communauté latino.
En 1935, les frères cubains Orestes et Cachao Lopez, soucieux de moderniser le danzon, introduisent dans la structure du morceau un court passage consistant en rifs soutenus par la cloche : le mambo.
De nombreux compositeurs s’inspirent de ce nuevo ritmo, mais ce n’est qu’au début des années 1950 que Perez Prado élabore le mambo comme genre musical distinct, employant des éléments de jazz et de variétés dans ses compositions : la fièvre du mambo est née.
C’est aussi à cette époque qu’apparaît le cha-cha (voir l’historique du cha-cha)

En 1959, la révolution castriste marque un tournant important dans l’histoire des musiques latino-américaines : exil de nombreux artistes cubains aux États-Unis, à Porto Rico et dans une moindre mesure en Europe, rupture des échanges entre les États-Unis et Cuba. Dès lors, les évolutions de la musique cubaine restent confinées au sein de l’île et il faudra attendre le boom commercial des années 1990 pour que le monde découvre ou redécouvre la musique cubaine. Cela se fera du côté des musiques traditionnelles, notamment le « son » et le boléro, au travers d’interprètes cubains âgés tels que Compay Secundo, Ibrahim Ferrer, Ruben Gonzales…, supers médiatisés par le fameux Buena Vista Social Club (1996) qui dépassera le million d’unités vendues dans le monde.

À New York, La salsa apparait lors des jam-sessions (grandes rencontres musicales entre les musiciens vedettes de l’époque) organisées au milieu des années ’60 par l’hégémonique label Fania. L’ossature de la salsa est cubaine, mais son public et ses interprètes sont en majorité portoricains.

Cette mixture diabolique, portée par la Fania, va faire des millions d’adeptes convertis lors des grandes messes que sont les shows de la Fania All Stars, réunissant parfois sur scène plus de trente vedettes. Elle posera pied dans toute l’Amérique latine, l’Afrique, l’Europe et le Japon !
Actuellement, la salsa connaît un vif intérêt dans le monde entier.