Category: Musiciens / Groupes

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Toto Guillaume, le capitaine des années fastes du makossa

Bons Plans, Événements, Musiciens / Groupes 30 Nov 18 0

Toto guillaume par contre, échappe au stéréotype habituel. Après sa contribution aux groupes scolaires habituels, (passage obligé de tout jeune) son apprentissage musical, il l’acquiert au sein des Blacks Styls, le groupe mythique de makossa de la ville de Douala. Il en partage le leadership, pendant de longues années (70-80), avec Kotty François. Un background musical local qui sera complété quelques années plus tard, dès son arrivée en France vers la fin des années 70, par des cours suivis dans un conservatoire de musique.
Musicien s’étant formé à la dure école du cabaret, qui se distingue aussi par la spontanéité créative, il intègre donc aussi la forme plus rigoureuse de son métier, constituée par la maîtrise de l’écriture musicale et les techniques historiques occidentales de création. Il n’est donc pas étonnant de constater une évolution entre ses productions de l’époque Black Styls et celles de son installation en France, vers le milieu des années 70. Et tout cela, sans pour autant que la coloration africaine de son œuvre ne soit entamée.
Françoise : Pourquoi ne réponds-tu pas à ma flamme, Françoise/ Voudrais-tu seulement me voir mort pour que tu saches que je t’aime/ Si le Créateur pouvait de son domaine céleste consentir à descendre, et administrer la sentence, tu pourrais enfin comprendre/ J’ai si mal, si mal, Françoise, je voudrais tant que tu comprennes la douleur qui me ronge, la douleur qui m’habite, la douleur d’un pauvre misérable comme moi…

La cheville ouvrière privilégiée de l’âge d’or du Makossa

L’une des autres dimensions de Toto Guillaume, est d’être un compositeur et un musicien camerounais dont le nom et le talent ont été associés à la majorité des créations musicales camerounaises des années 80. On peut même affirmer qu’il y a très peu de chanteurs camerounais de makossa de renom, qui n’ait eu recours à son expertise dans ce domaine. En effet, que ce soient les artistes de la première vague, c’est à dire les Eko Roosevelt, Dina Bell, Joe Mboulè, Jacky Ndoumbè, Pierre De Moussy, que ceux de la vague qui suit tout de suite après, que sont Doualla Alexandre (Douleur), Salle John, Axel Mouna, Penda Dalle, Jr Nelson, Charly Nelle, Jean Claude Mbimbè etc., tous ont eu à approcher la guitare rythmique et les arrangements inspirés de Toto Guillaume. Et tout cela, au sein de ce groupe assez sélectif de musiciens camerounais doués, faisant leur beurre dans de petits studios de la région parisienne. Des instrumentistes talentueux qu’on allait tarder à surnommer, « l’équipe nationale » du makossa et dont il était le capitaine logique tout désigné.
Citons au passage les membres les plus actifs de ce groupe ; ceux qui ont contribué avec Toguy, d’une manière ou d’une autre à son rayonnement : Vicky Edimo, Jean Dikotto Mandengué, Aladji Touré, J.C. Naimro, Ebeny Donald Wesley, Lobè Valery, Jerry Manga, Fefe Priso, Kameni Kom Roger, Jimmy Mvondo, Irène Essomo, Sissy Dipoko, Charlotte Mbango, etc., Dans ces années 80-90, parvenir à manager son album par cette « équipe nationale » de makossa était pratiquement le gage d’obtention du succès de sa production.
Toto Guillaume, par la longévité de sa présence dans cette « équipe nationale » a vu la naissance en son sein de la majorité des grands tubes makossa et autres de la musique camerounaise, des années 70-90. Hits qui ont été écoutés et dansés à travers le monde. C’est en cela, qu’il est l’un des vecteurs objectifs historiques, les plus importants du rayonnement de la musique camerounaise, dite de variété, dans le monde. En effet, bien plus que Manu Dibango dont l’œuvre n’a pas toujours eu une consommation ni une destination véritablement « pensé » pour égayer sur une piste de danse, les foules camerounaises et africaines, Toto Guillaume mérite le titre d’ambassadeur incontournable du makossa en tant que musique de variétés consommée abondamment dans les dancing continentaux et extracontinentaux !
On notera d’ailleurs, comme nous l’avons dit plus haut, qu’assez bizarrement, la réduction de sa contribution musicale à cette « équipe nationale », mais aussi, la mise en veilleuse de sa carrière makossa, en solo, sonnent en fait, le glas de ces années d’or du makossa national. Années d’or, qui n’ont pas fini d’enchanter le public et de susciter un questionnement sur les raisons de leur succès et les causes de leur déclin.
Mbana nae / C’est donc toi-même qui m’a trahi/ Fifi que m’as-tu fait là ? /Tu as fait de moi un amoureux transi. Que peut-il m’arriver de pire maintenant que j’ai perdu ton amour/ Qu’il en soit ainsi, mon amour, qu’il en soit ainsi…

Roy Hargrove est décédé, Il avait 49 ans

Divers, Musiciens / Groupes 03 Nov 18 0

Roy Hargrove – le prodigieux trompettiste de jazz découvert par Wynton Marsalis alors qu’il était encore au lycée est décédé. Il avait 49 ans.

Roy Hargrove était l’un des jazzmen les plus brillants de sa génération.Il aurait succombé à un arrêt cardiaque, a indiqué son agent de longue date Larry Clothier, selon le site NPR.
La triste nouvelle a été confirmée par la page Facebook de Roy Hargrove.

En 2003 Roy Hargrove publiait l’album RH Factor qui restera une pièce majeure de la scène Jazz and Nu-soul.
Il participa aux albums d’artistes tels que D’Angelo, Erykah Badu, Common, et bien d’autres…

Roy Hargrove était apparu fatigué, las, lors de ses derniers concerts, selon certains témoignages relevés sur les réseaux sociaux, dans le monde du jazz ou de ses passionnés. Le 15 octobre dernier, il s’était produit au New Morning, à Paris, temple du jazz où il revenait très régulièrement, une salle située dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis qu’il célébrait dans un morceau éponyme…

#rip
#jazz #nusoul #soul #trumpet #royhargrove

Toto Guillaume : le Capitaine

Musiciens / Groupes, nowplaying 03 Avr 18 0

L’album “Makossa Digital” de Toto Guillaume sort en 1983.
La douce lumière d’une lampe-tempête à consommation astucieuse, résistante aux intempéries de la vie, éclaire un mur de partitions et le visage du sujet qui la tient précieusement entre ses mains. ‘Paï a Nyambé’ : La lumière de Dieu nous guide.

Nous sommes dans les années 80, l’informatique révolutionne les techniques d’enregistrement dans les studios parisiens, Toto Guillaume nous livre un aperçu de l’immense chemin parcouru, depuis ses débuts à Douala (Cameroun) avec les Blaks styls, jusqu’à la perfection sonore et instrumentale du studio Johanna.

“Soul Makossa”, le tube planétaire de Manu Dibango à inscrit le mot Makossa dans le dictionnaire des musiques du monde. Francis Bebey, Eboa Lotin, Charles Ewandjè, Ekambi Brillant, y ont aussi contribué.

Mais il est impossible de parler de Makossa sans mentionner le nom de Toto Guillaume, personnage clé dans le développement de ce genre musicale, tantôt comme guitariste, compositeur, arrangeur ou producteur, son nom est fort lié à quatre décennies d’histoire du Makossa.

Toguy naît à Douala, la capitale économique du Cameroun dans les années 50.
La vie n’est pas facile. Sa mère, Emènè Marie souffre de schizophrénie.
A une époque où les psychiatres ne courraient pas les rues au Cameroun, d’aucuns ont vite fait de la qualifier de «folle ». Le jeune Toguy impuissant à pouvoir soulager l’être qu’il chérissait le plus au monde, écrit une de ses première chansons dans laquelle il exprime l’immensité de son amour pour sa mère.
Incapable de chanter son amour et sa douleur, il laisse le soin à Nkotty François de le faire.

Toguy (son surnom) est toujours resté un mystère même pour ses fans les plus assidus.
Il ne parle jamais aux médias et mis à part un clip de sa chanson à succès “Dibena” sur CRTV datant de 1985, on ne trouvera presque rien sur l’homme sur internet avant une salutaire re-apparition sur scène au Canada en… 2015 !

La discrétion légendaire de l’homme vient de loin. Selon le chanteur Dina Bell, un de ses amis d’enfance, au début des années 1970, Guillaume Toto Nkake était déjà un garçon insaisissable:
“Il vivait avec nous à l’époque du Black Styl, je l’accompagnais souvent au bar Davoum où le groupe jouait, il n’aimait pas sortir après avoir joué, il était beaucoup plus calme que moi.”

Même au plus fort de sa notoriété, en empilant les tubes avec le groupe Black Styl (https://www.discogs.com/fr/artist/2159733-Les-Black-Styl) ou en solo (“Dibena”, “Nguila Nyama”, “Isokoloko”, “O si banga mba “, “Elimbi na ngomo”, “Na sengi miango”) Toto Guillaume n’est pas du genre à se mettre au premier plan, aucune trace d’interview dans la presse des années 1970 et 1980.

Toto Guillaume a commencé à jouer de la guitare dans plusieurs groupes scolaires avant de rejoindre le légendaire Black Styl en 1972.

L’année suivante il écrit au label SonoDisc à Paris, qui lui répond positivement et à la fin de 1973 ils enregistrent huit chansons.

Le label choisit les chansons «Na bolone ndol a ngo» («Francoise»), écrite par Toto Guillaume et «Ndutu», une chanson de Nkotti François qui apparaitront sur le premier 45 tours des Black Styl.

(version 1973)

(version 1977)

Au cours des années qui ont suivi, Toto Guillaume va s’affirmer comme l’une des figures clés du succès de Makossa dans les années 80. Avec le bassiste Aladji Touré, et quelques requins des studios parisiens, dont les futurs KASSAV Jean-Claude Naimro, Claume Vamur et Jacob Desvarieux, Toto Guillaume va devenir le «capitaine» de la fameuse équipe nationale» de Makossa qui arrangera et produira la quasi totalité des succès de Makossa entre 77 et fin des année 80.

Dina Bell, Joe Mboule, Jacky Ndoumbe et Pierre de Moussy, Douleur, Jr. Nelson, Charly Nelle et Jean Claude Mbimbe etc.. tous doivent à Toto Guillaume d’avoir structuré et produit leurs succès.

Pour s’en convaincre, il suffit de se procurer au hasard un vinyl de Makossa de cette époque et de lire les crédits au verso de la pochette.

Au début des années 90, avec l’explosion de la piraterie en Afrique et Puis ce fut la longue traversée du desert, jusqu’à l’été 2015 où Toguy est ré-apparu sur scène au Canada.

DISCOGRAPHIE

Trust, le nouvel E.P de Rampa est sorti !

Blog News, Musiciens / Groupes 29 Avr 16 0

Trust, le nouvel E.P de Rampa est sorti  et c’est une putain de bonne nouvelle pour égayer ce printemps qui s’annonce bien avec le #uandiproject et la #metsmoienhaut

Au regard des productions régulières des artistes de son label  Keinemusik, Rampa a construit au cours des ces dernières années une oeuvre électronique et une structure sonore qui compte et à laquelle nous faisons confiance.

Ce nouvel EP “Trust” rajoute donc supplément de crédit de confiance à Rampa et à Keinemusik.

“Trust” ‘est à la hauteur. Les 4 morceaux de cet E.P ont chacun une approche différente, ce qui rend l’ensemble versatile et polyvalent.

RADIOSHIC aime RAMPA !!!!

Hommage à Papa Wemba, le Monarque de la S.A.P.E

Musiciens / Groupes 25 Avr 16 0

Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, dit Papa Wemba, est décédé des suites d’un malaise sur scène à Abidjan, dimanche 24 avril, à l’âge de 66 ans.
Comme Molière.
L’inventeur du concept de la SAPE et des groupes Zaïko Langa Langa, Viva La Musica, etc… est Né en 1949 dans le Kasaï-Oriental (actuelle République Démocratique du Congo).

Jules fut surnommé Papa parce qu’il était le premier enfant de ses parents, un père enrolé dans l’armée belge lors de la Seconde Guerre mondiale, et une mère pleureuse professionnelle dont on louait les services lors des funérailles.

Jules grandi à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), où il façonne sa voix haut perchée dans les chorales religieuses, sa carrière débute à 20 ans avec l’orchestre Stukas Boys puis il co-fonde l’Orchestra Zaïko, futur Zaïko Langa Langa avec Jossart Nyoka Longo.

Alors que la scène kinoise est dominée par Franco et Tabu Ley Rochereau, Papa Wemba (qui se fait alors appelé Jules Presley Shungu) et sa bande vont contrevenir aux principes des grands maîtres en accélérant le tempo, en renforçant la rythmique batterie-guitare, au détriment des cuivres, et amorçant ainsi l’évolution de la rumba congolaise vers le soukous plus moderne, les tenues excentriques et l’attitude punk.

En 1974, Papa Wemba compose le tube Chouchouna avec  Zaïko Langa Langa . La chanson cartonne en Afrique , mais Papa Wemba quitte le navire dans la foulée, pour fonder Isifi Lokolo puis l’orchestre et le label Viva la Musica en 1977.
C’est aussi à cette époque qu’il est sacré roi de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), un dandysme politique (le dictateur Mobutu prohibe les costards et cravates au profit de l’abacos, dans le cadre de la zaïrianisation)

« L’homme blanc a inventé les habits mais c’est nous les Congolais qui en avons fait un art », disait-il.

Partout dans le monde, les sapeurs lui prêtent encore et toujours allégeance.

RIP Papa Wemba !

Collection de reprises de (ou par) Prince

Musiciens / Groupes 24 Avr 16 0

Repose en paix PRINCE.
Nous savons maintenant de quoi il s’agit dans ta chansons “quand les colombes pleurent” (when doves cry).

Dans cet article, nous avons collecté des chansons de Prince, reprises par différents artistes et qui comportent ce quelque chose de spécial qui nous relie par le plaisir auditif.

Et en bonus, une version extrêmement rare de CREEP du groupe RADIOHEAD, interpretée en live par PRINCE.

Frissons garantie !

Bye Bye Prince : des larmes, du son et des infos

Musiciens / Groupes 23 Avr 16 0

L’icône a été retrouvée morte à son domicile de Paisley Park dans le Minnesota (U.S). L’enquête sur la cause du décès est en cours. Prince avait 57 ans. Seulement.

L’influence de Prince Rogers Nelson sur la musique pop moderne est considérable. Son incroyable production depuis la fin des années 70 à travers les années 90, jusqu’au années 2000 avec des albums tels que Purple Rain, 1999, Dirty Mind, Sign O ‘the Times, Controversy, Lovesexy et Diamonds and Pearls, est presque sans précédent de par sa capacité à avoir réussi à combiner talent+innovation+diversité+popularité+show.

En 1984, Il joue dans Purple Rain, film dont il assure la B.O du même nom, qui sera largement célébré comme l’une des grandes comédies musicales.

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En 1993, il change son nom d’artiste par un symbole imprononçable (le LOVE SYMBOL) après être rentré en guerre contre son label Warner Bros. Le combat durera plus dune décennie. En 2000, il redeviendra Prince.

Il sera intronisé au Rock’n Roll of Fame en 2004, et jouera à la mi-temps du Super Bowl en 2007.

Son album le plus récent, sorti en 2015 s’intitule HITNRUN Phase One.

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Son dernier concert était jeudi dernier (14 Avril 2016) auFox Theatre à Atlanta, dans le cadre de sa tournée “Piano and a Microphone”

Son livre de mémoires, intitulé “The Beautiful Ones”, sortira à l’automne prochain.